Quartiers libres au Québec

Fin d'année en Gaspésie

Après une fin de session à l'Université de Sherbrooke très chargée, nous décidons de partir en Gaspésie avec Benoît, un ami de promo. Au programme, un trek en raquettes dans le Parc national et un bon chill dans une auberge festive à Sainte-Anne-des-Monts, au début de la péninsule gaspésienne. Ce départ est synonyme d'aventure, de grand froid, d'étendue de poudreuse, de challenge sportif et de repos bien mérité. j'écris en repensant à ces instants magiques d'une fin d'année enneigée, je souhaite que cela vous fasse voyager et vous apaise comme cela a été le cas pour moi...EVASION

Baie de Sainte-Anne-des-Monts, le Saint-Laurent gelé

Nous sommes hébergés à notre arrivée par la mère d'un ami gaspésien qui nous a embarqué jusq'uà Saint Annes des Monts le 23 décembre. Le matin, ballade par temps glacial dans le village qui borde le Saint Laurent. A cet endroit de la rive sud, le fleuve s'étend déjà très large, et la rive Nord est invisible à nos yeux. Le fleuve est gelé ce qui est d'un charme incroyable, la glace se meut au rythme des vagues qu'apporte à quelques kilomètres seulement l'océan atlantique. 

Le lendemain, on nous emmène à l'Auberge Sea Shack,

une auberge festive bien connue des jeunes québécois et touristes, qui y trouvent une petit bout de paradis pour y faire la fête en musique. Elle se situe un peu plus loin que Sainte-Anne, nichée au bord du fleuve. Plusieurs chalets en bois, des yourtes, un jaccuzzi au bord de l'eau ouvert à l'année, un staff jeune et accueillant. Tout est propice à la fête, aux journées cocoon en musique avec cette vue imprenable. La soirée du réveillon se passe donc en musique avec de joyeuses troupes qui sont venus là comme nous pour festoyer loin de tout. Le 25, un peu ramolli par la soirée dans le jaccuzzi par -15°C, il est temps pour nous de préparer nos paquetages pour l'expédition dans le parc. Les raquettes flmabantes neuves n'attendent plus qu'à servir, on use de maigres talents culinaires pour préparer des tupperwares de riz et de lentilles pour 5 jours de marche. Prévoyant que nous serons surement exposés aux intempéries et à des conditions peut être extrêmes (on ne sait jamais si une tempête venait à nous pogner dans un refuge !), on prévoit largement de quoi tenir. On est jeunes alors on peut porter, la boustifaille déshydratée n'est pas encore pour nous autres !

Devant l'auberge du Sea Shack coucher de soleil

Devant l'auberge du Sea Shack, coucher de soleil

Départ matinal pour le parc. On chausse pour la Parc national de la gaspésie vers le lac CascapédiapremièreDépart pour la randonnée dans le parc de la Gaspésie fois nos raquettes et c'est parti. Premier jour d'approche vers le lac cascapédia, 10km et 300 m de dénivelé. Le temps est mitigé. La montée est relativement aisée car il s'agit d'une piste que les motoneiges du parc empruntent fréquemment. Première sensation en raquettes, l'impression de marcher les pattes écartées. Découvertes de coin de poudreuse, on prend le temps, on savoure. On croise le gars du parc qui nous annonce que nous serons seuls ce soir au refuge. Eh oui, il faut mieux le préciser de suite, les refuges que nous fréquentons sont sans électricité et sans eau courante, ambiance bronzé fond du ski. Alors il faut faire fondre la neige pour boire et se réchauffer en faisant fonctionner des poêles à bois. Après 6h de marche et des chutes le croirez-vous, nous arrivons au bord du Lac Cascapédia, déjà l'impression d'être loin de tout. Nous sommes seuls à profiter d'un coucher de soleil grandiose sur cet immense lac gelé. Le silence qui nous entoure est saisissant, je n'avais jusqu'àlors jamais ressenti ça. Nous entrons dans un refuge azux couleurs de gite de vacances. Une grande pièce typique nous attend, un poêle à bois et uen rocking chair. Le soleil se couche vers 16h, le temps pour nous de savourer ce beau moment. Le soir, la neige fond au rythme de la cire qui s'écoule lentement de la bougie qui nous éclaire. La fatigue, la chaleur du feu de bois et une lecture à la bougie nous emmène tout droit vers le pays des rêves. Première nuit de 12h pour nous faire récupérer des premiers efforts...ça ca faisait une éternité !

           La nuit tombe sur le Lac Cascapédia

Le deuxième jour, levé tardif dans le froid car nous l'apprendrons bien vite vaut mieux se réveiller la nuit pour alimenter le poêle, sinon, attention au réveil gelé ! Pipi dans la cabane extérieure. Il est tombé pas mal de neige alors ca rechausse les raquettes mêmes pour aller aux toilettes ! Départ un peu tardif alors que la saison ne nous offre que quelques heures de lumière pour marcher sereinemenet. Auourd'hui nous avons 12km à parcourir et environ 650m de dénivelé positif pour nous rendre au refuge de la mésange. Dès le 1er km, nous comprenons que le parcours va se montrer très demandant, pleins d'obstacles voire périlleux. Nous démarrons une ascension difficile entre les sapins. Nous suivons une trace de ski nordique. La piste n'est pas ouverte et on s'enfonce dans la poudreuse à environ 50cm. Chaque pas est difficle, la neige est lourde. On s'extasie bien sûr devant ce paysage de sous-bois. Depuis cette matinée jusqu'au retour quelques jours plus tard, les nuages qui couvrent le parc nous font voir la vie en noir et blanc, étrange ambiance. Au rythme où nous avancons, nous ne parcourons que 1,5km à l'heure. Il est 12h, nous avons avancé de 3km. Nous savons déjà que nous arriverons à la nuit ce qui est plutôt inquétant vu les conditions. Un peu plus loin, la traversée d'un ruisseau s'avère délicate. La glace ne le recouvre paos totalementn, le passage en raquettes s'avère impossible. Il faut déchausser, Benoit teste la glace. L'audacieux, il prend le risque et saute de l'autre bord. Je lui envoie les sacs et à mon tour de sauter. Premier obstacle franchi, c'est une longue marche en montée pour rejoindre les lacs aux bouleaux dont la traversée nous attend. Oui oui, des lacs gelés en cette période. Nous les rejoignons après d'autres franchissements de ruisseaux périlleux à la tombée du jour. A ce point, les panneaux d'indication sont trop rares et nous devons suivre de petits bandeaux de couleurs aggripés aux arbres. D'un point à l'autre du lac, c'est le doute. Où sont ces foutus bandeaux perdus dans les sapins enneigés ? Nous sommes très fatigués, pas le temps de faire demi-tour, pas de temps pour douter pour savoir si la glace va pouvoir supporter notre poids, il faut absolument rejoindre le refuge. La traversée du lac est majestueuse, presque mystique. Des stalctites dégoulinent de rochers en surplomb. Enfin, le panneau indique 2 km de marche jusqu'au refuge. Il fait maintenant nuit, nous sommes à bout de forces, à bout de nous. Nous sortons les frontales alors que les crampes se font de plus en plus violentes. Enfin, après un temps indéterminé où seul le mental nous pousse encore, le refuge se fait apercevoir. perdu au milieu de sapins à 900m d'altitude, entouré de poudreuse et baigné de silence. Nous rentrons enfin, il gèmle dans ce refuge. Le temps de se mettre des rechanges secs, il est temps de faire le feu pour une lutte contre le froid. Enfin, la chaleur se fait sentir ainsi qu'une immense fatigue, nous sommes seuls avec le combustible et la nourriture. Comme le dit Thoreau, il n'en faut pas plus pour vivre. Nous nous endormons sur des matelas disposer à côté du feu. cette nuit, l'alarme nous réveille pour alimenter notre source de survie. 

Réveil matinal. Le chalet est désormais bien chaud, et nous recouvrons un moral avec le sentiment d'avoir accompli quelque chose de grand. Toute la journée, c'est le silence et le crépitement des bûches dans le poêle, une séance d'étirement et de yoga pour faire récupérer ces corps poussés très fort. Benoit part ascenscionner un pic alentour, "pour la forme". Je bouquine Kerouac et écoute la musique du silence en l'attendant. Ecriture du journal de bord. Je pense que ce refuge pourrait tout à fait convenir à une retraite méditative. Il n'en sera rien, alors que Benoit rentre de sa ballade et entame la lecture de Thoreau (très à propos!), des voix se font entendre. Un groupe de 5 skieurs arrivent au refuge. Une énergie neuve et forte s'impose à nous. La retraite est finie. Nous discutons avec ce groupe de marcheurs du grand nord expérimentés autour de leur lampe à pétrole, ceux là sont super équipés ! Nous nous endormons très sereins et déjà prêts à affronter la journée de retour, avec la traversée des lacs moins douteuse car désormais nous savons que les lacs peuvent largement supporter noter poids.

Lever vitaminé, chaleureux, je repars avec l'adrénaline car cette nuit, les traces de nos prédecésseurs ont été effacées par de grosses chutes de neige. De nouveaux la traversée des lacs gelés, souvenirs plus majestueux qu'à l'aller, on savoure. Le retour, surtout de la descente, est un bonheur car nous profitons de la poudreuse pour la dévaler avec plaisir. Benoit tombe les pieds dans un ruisseau qui nous a échappé à cause de la poudreuse. Merci Gortex et Northface, il aura les pieds au sec encore quelques heures. A l'endroit du fameux ruisseau délicat, nous ne pouvons le franchir au meme endroit qu'à l'aller. En face de nous, un groupe de francais sexa, montrent une attitude déplorable face à cette situation, pas un bonjour, pas d'entraide. L'un deux va même jusqu'à scier un jeune sapin pour tenter de s'en faire un passage, le pauvre finira tristement jeter à la va-vite sans jamais avoir servi. Nous nous retrouvons au premier refuge au bord du lac Cascapédia tôt dans l'après-midi, le temps de prendre la photo sur le lac gelé et de faire un yoga au bord du poêle. Nous passons la soirée avec un joyeux groupe de québécois autour de parties de cartes et de nos restes de riz en boite, il nous tarde de rejoindre le sea shack demain pour profiter d'une bonne fondue savoyarde.

Retour vers le parking très aisé le lendemain alors que nos sacs se sont vraiment allégés. Sur la route, la magie et la chance de voir des orignaux, une femelle et son petit. Ils sont là sur la piste, tout à fait patauds, à nous observer. Il s'éloigne alors dans la bois où nous pouvons les suivre à environ 10m. moment absolu de découvrir la faune sauvage du Québec. Le cerise de ce beau trek. Nous décidons de repartir vers Sainte-Annes-des-Monts par le pouce. Deux voitures nous prennent, un instant très amical, sont-y accueillants ces québécois ! 

Arrivée au Sea shack plus remplies pour l'occasion de la Nouvelle

Chalet viking au Sea Shack

 année. Fondue savoyarde comme prévu, on craque pour du Riesling pinot gris et un Rasteau qui nous remet d'appoint après ces journées de régime alimentaire rudimentaire. Un jaccuzzi bien apprécié, et le parté reprend. Entre le 30 et le 31 nous ne récupérerons très peu de nos efforts, la fête bat son plein au Sea Shack. On se couche à des heures matinales. Le caribou, alcool maison que notre ami gaspésien a preparé a raison de nous... on passera le reste des détails festifs comme vous pouvez l'imaginez. Le 2 au matin, nous repartons vers Sherbrooke grâce à des jeunes qui repartent dans la même direction, jusqu'au bout la chance aura été avec nous ! 

 


 

Alors cet article est posté à la date du 5. Aujourd'hui a été l'intégration des nouveaux de la maitrise. Ce soir nous irons patiner sur un lac gelé. Le mois de janvier s'annonce très festif et plein d'activités d'extérieur, je commence à adorer cet hiver québécois ! Alors en attendant de vous donner davantage de mots d'ailleurs au cours de cette nouvelle session, je vous souhaite à tous une très belle et heureuse année. Qu'elle vous apporte beaucoup de joies, de rencontres et d'émotions....



Publié à 16:59, le 4/01/2012, Sainte-Anne-des-Monts
Mots clefs : Sainte-Anne-des-Montsrandonnée en raquettesGaspésie


Eté Indien au Saguenay

C'est début Octobre, on profite du jour férié de l'Action de Grâce pour passer une fin de semaine à 6h de route dans le Nord Saint-Laurent, plus précisément dans la région du Saguenay. On part à une guingue de 10, tôt dans la nuit de vendredi à Samedi. Forts de nos convictions écologiques, on part les voitures à plein. Mais la location d'un dodge à 7 places a un peu noirci le tableau... il vaut mieux en rire bien sûr, et on aura tous un peu profité (pour les "chanceux" de la team de la dodge) pour faire un roupillon bien à l'aise dans ce palace d'automobile à pollution maximale. Anyway, nous sommes 10, nous aspirons tous à respirer un grand bol d'air frais et découvrir enfin les paysages de grands espaces canadiens...

Le soleil se lève sur la route 138 en dépassant Québec vers Tadoussac. On en profite pour faire quelques arrêts photos. On prend une route qui longe tout à fait le Saint-Laurent. Il est immense, on devine à peine la rive en face. Les villages traversés sont vraiment nice, avec les couleurs des lambris peints en extérieurs. Lorsqu'on fait de l'essence ici, c'est le gars de la station qui fait le plein, c'est ça l'Amérique hum!

 

 

Pour arriver à Tadoussac, il faut traverser la rivère qui se jette de l'Ouest vers le Saint-Laurent. A vrai dire le bac est véritablement le prolongement de la route. La vue sur le fjord qui débute est un beau moment d'émotion. La traversée est fraîche, eh oui c'est à ce niveau que se fait les eaux glacées des fonds de mer refluent à la surface, l'eau y est toujours à 4°C. A Tadoussac le premier jour on choisit de "juste" se contenter, et de profiter de la vue paisible sur le fleuve.

On choisit la ballade du Belvédère et le sentier des Dunes. C'est de la marchette, mais chacun est déjà à son aise avec la vue aérienne et dégagée dont on profite, les nerfs "tombent". De plus c'est l'été indien, il fait bon, on quitte les chandails...chacun y va de son petit commentaire sur le caractère amical du baromètre prévu pour le week-end. On arrivera même à être ahuri de notre chance pour le beau temps, d'où les phrases cultes : "Ah il fait beau, on a de la chance, et puis c'est vrai que c'est beau.." . Bref on a niaisé, mais c'est tellement vrai que 1) il faisait beau 2) on a eu beaucoup de chance 3) c'était vraiment beau !!!

Le soir, ballade dans le petit village de Tadoussac où on peut voir les fameuses images de panneau "Route des Baleines". Et oui c'est d'ici que partent les croisières typiques pour l'observation de ces mastodontes de mammifères marins. Pour nous raté, la saison est passé. Mais comme les baleines, bélougas et autres cachalots nou trouvent plutôt kools, ils ont juste décider de pousser la ballade pour faire des p'tiots et de revenir nous voir au printemps, sympas ces bestioles !...
 


Tadoussac, c'est un petit village bien touristique, très mignon. Une ballade bien agréable en fin de journée : un Hotel datant du milieu du 19è et la petite église aux toitures rouges avec la baie en arrière plein, tellement typique ! Nous sommes heureux de rejoindre nos voitures, nous avons encore deux heures de route au milieu de nulle part pour rejoindre l'Anse saint-Jean, où on a réservé notre auberge de jeunesse.

La route est terriblement plate et droite, pas plus de deux villages traversés en une heure trente, une zone à forte activité de foresterie bien sur. Arrivée de nuit par un vent chaud au niveau de l'Anse Saint Jean. L'auberge s'appelle Bout du Monde, tu m'étonnes ! Le panneau d'indication lui même est au bout du monde. Faisons le tour du propriétaire alors que des jeunes en Vacances-Travail sont en train de chiller, une bonne ambiance Auberge dans l'fond !

Bien sûr, notre arrivée fait un peu genre Les Bronzés font du ski :  vous voyez le genre "on s'impose". En 10minutes, la douche a une file d'attente, ceux qui attendent font la cuisine, et ceux qui ne font pas la cuisine font, euh là je ne sais plus tellement. Bref, une efficacité légendaire :  à 21h repas de gala (pâtes au pesto) et crumble magique avec les pommes cuiellies la semaine passée à Sherbrooke. Une soirée anniversaire plutôt mémorable, un repas festif et bonne franquette, une heure de coucher honteuse alors qu'on vient de faire le tour du cadran et que demain on prévoit de randonner encore.... c'est l'air du Saint-Larent, ca ravigotte ! Et puis nous aut' la jeunesse on en profite...de la jeunesse ha ha ha.

Le lendemain, réveil plus ou moins difficiles pour certains (oui on va pas se mentir). On prend la direction de la Baie de la Rivière-Eternité et Notre Dame du Saguenay comme point d'orgue à cette journée de ballade. Le temps est incroyable, il fait beau, on a de la chance, et en plus c'est beau ! On doit rentrer dans le Parc National du Saguenay. C'est un peu la crise pour comprendre le système de permis à gratter pour le droit de passage. Mais on y arrive...

L'ascension est de 340m, la vue sur la baie est juste magique. C'est la ballade des familles et des gens heureux, la ballade du dimanche quoi ! Alors certains trouvent qu'il y a beaucoup de monde. Mais c'est justifié, non par la madone qui trône au dessus des fjords, mais car c'est le meilleur endroit pour voir et comprendre comment se sont formés ces fjords rocheux au fil des millénaires. Dingue de penser qu'à la précédente glaciation les plaques tecktonik (!) étaient recouvertes de 4 km de glace ! De façon moins scientifique, le paysage reste à couper le souffle. Les arbres ont presque l'air transgéniques tellement ils sont colorées rouges et jaunes fluo, à peine croyable ! Sur le chemin, on croise des petits écureils qui comme les marmottes sont à l'affût des miettes des randonneurs. Retour à l'auberge après une tentative de voir un coucher de soleil (c'était sans compter l'orientation géographique de la baie et la topographie). On verra tout juste un beau ciel rosé au dessus de la baie de l'Anse Saint Jean, et une table de pique nique pour se poser un peu, cliché !


Le lendemain matin, on profite d'un dernier petit déjeuner au soleil dans l'auberge de jeunesse, on sent pointer de la tristesse parmi la guingue de quitter ce cadre isolé et tranquille. Je crois qu'on aurait tous eu envie de poser les valises plus longtemps. Nous quittons l'Anse en direction de Chicoutimi par la route 170, aussi appelée la Route des Fjords. C'est magnifique. On passe devant la baie des Ha Ha, investie par des centaines de mouettes qui comme nous apprécient le cadre. On passe de l'autre côté de la baie au niveau de Chicoutimi et rejoingnons le Parc National des Monts-Valins à 30km.Une route goudronnée nous emmène au bout de la bordure de nulle part. un centre de découverte et de services est là pour nous accueillir et valider notre itinéraire. C'est parti pour une rando de 8 km vers le Pic de la Tête de Chien via le Lac des Pères. c'est moins populeux (dense) comme ballade, les sentiers sont moins amménagés que la veille, ce qui nous plait assez à nous aut' aventuriers du dimanche. Très vite on croise le Lac des Pères qui déjà nous laisse pantois.

On monte encore un peu plus, on fait des haltes dès qu'on voit un petit panneau (point d'observation panoramique), et là on devient encore plus pantois. Je ne pourrais pas assez insister ici sur le côté grandiose de ces paysages boisés. A nos pieds la rivière Mont Vallin fait des serpentins comme le fleuve amazone, la vue se dégage à des dizaines et des dizaines de kms. Certes le vent souffle fort au sommet de la Tete de Chien, mais on en profite et on on savoure...

Il est temps pour la troupe de rentrer en Estrie, dans les Cantons de l'Est, à Sherbrooke. Il faudra repartir pour deux petites semaines d'études avant la prochaine relâche...next destination : New York City !

 



Publié à 16:41, le 17/10/2011, Saguenay
Mots clefs : SaguenayRandonnée


Randonnée au Mont-Gosford

Une petite virée en montagne pour se remplir les poumons de bon air et s'émerveiller devant les belles couleurs de l'Automne canadien. La destination est le mont Gosford. C'est la montagne la plus haute du Sud Québec, elle culmine à 1193m d'altitude. Cette randonnée a été l'occasion de partager un bon moment avec mes collègues de l'Asso des étudiants de la Maitrise en Environnement, pleins de jeunes motivés et passionés de nature, nice !

Un temps pluvieux nous a malheureusement accompagné le long de notre maigre ascension (400m de dénivelé!). L'arrivée au sommet se fait dans les nuages. On ne verra donc pas les Etats-Unis dont la frontière contourne au Sud la montagne avec la  "vue exceptionnelle à 360°sur les montagnes frontalières des Etats-Unis du Maine et New Hampshire. Tant pis ! 

  

 

 

 

 

 

 

En redescendant, on a enfin une magnifique vue sur la montagne, avec la délimitation entre les arbres feuillus qui perdrent leurs feuilles à l'automne, et les conifères plus haut, selon une limite de démarcation surprenante ! Nous sommes ravis de contempler ce beau spectacle...

 



Publié à 21:39, le 4/10/2011, Sherbrooke
Mots clefs : Mont GosfordrandonnéeQuébec


Un match de football américain

Attention, pas très green ! Samedi dernier au stade du campus se tenait un match de la saison universitaire de football américain. Au Québec comme ailleurs en Amérique du Nord, le sport universitaire est pris très au sérieux puisque c'est là que les chasseurs de tête repéreront les futurs Dieux du Stade...En ce qui me concerne, j'ai assisté au match de Sherbrooke (les Verts&Or) versus l'équipe de Laval (Rouge&Or). Le petit encart folklorique de la semaine...

Un match de football américain, c'est long. Mais ca ne commence pas au coup de sifflet habituel mais bien avant sur les parkings autour du stade. Les jeunes sont déjà rassemblés à 14h pôur faire griller des saucisses, profiter d'une des dernières après-midi ensoeillée et à baromètre positif de l'année, et boire de la bière (la boisson favorite et la moins chère pour les jeun's eh). On pourra apprécier le mal que se donnent certains supporters pour se mettre aux couleur du vert et or, même les voitures sont repeintes pour l'occasion !

Nous rentrons dans le stade, il est 19h. Le speaker fait ses annonces habituelles et demande une minute de silence pour un joueur des Vert&Or toujours dans le coma après contusions cérébrales lors d'un match. Hum, ça fait froid dans le dos ! Mes amis de gente masculine sont déçus de ne pas voir les cheerleaders...nous aut' blondes on se consolera avec la vue de ces joueurs à la silhouette guerrière, bien qu'ils soient bizarrement accoutrées. Non seulement ces jeunes sportifs sont affublés de coque et d'épaulettes qui les avantages plus ou moins, mais en plus à chaque début d'action ils se doivent de rester dans une position des plus saugrenues, des poules en mode pause je vous le dis !

Il est 19h20, le coup de sifflet retenti. Le jeu est difficile à suivre puisque les arrêts sont très fréquents. De plus c'est pas facile de suivre quand on ne connait pas les règles. Le problème est vite régler, il s'agit d'avancer le ballon le plus possible pour l'équipe attaquante, et l'équipe défensive a pour but de mettre à terre, non en fait de "défonser" celui qui a le ballon pour les empêcher d'avancer. Quand on y pense c'est le même principes que guerroyer au XVème siècle pour agrandir son territoire. Les haumes sont devenues les casques à grille, les plastrons sont devenus des combinaison en polyamide.

Il est 20h30, deux quart d'heure effectifs de jeu se sont passés, et la température dehors avoisine le 0°C. On comprend mieux pourquoi tous ces canadiens avaient dès 17h l'après midi les bonnets. Rester dans le froid devient pour nous non équipé un vrai challenge. Fait qu'on commence à se mettre à chanter comme les supporters, on crie et on s'agite au son des tambours. Les chants d'encouragements sont comme souvent dans les stades sexistes, moche et matcho. Exemple : "le Rouge c'est fife (pédé ou gay) "... Je ne me rappelle plus des autres, enfin on l'aura compris on est loin des slogans militants ou des phrases d'utilité sociales essentielles (vous me direz c'est évident)! 

En fin de compte c'était un beau spectacle. D'abord pour l'ambiance dans les tribunes, pour les costumes des gars sur le terrain, pour la voix inimitable du speaker football américain, pour voir que les films sur ce qui se passe en Amérique du Nord ne sont pas tout à fait déconnectés de la réalité du terrain, pour voir ce que ca fait d'avoir un peu froid la nuit à 0°C en mi-septembre, pour sortir un soir de plus alors qu'on a déjà fait un 5 à 7 (c'est l'équivalent de l'apéro ici...ca commence a 17h oui oui!) le jeudi et le vendredi...Couleur locale, en mode Vert&Or quoi !



Publié à 01:16, le 19/09/2011, Sherbrooke
Mots clefs : Football américainsportuniversité


Détente à Montréal

Après une semaine de reprise dans le cursus Maîtrise en environnement au Centre de Formation Universitaire en Environnement de l'Université de Sherbrooke, week-end mérité à Montréal. Ville cosmopolite du Québec, Montréal s'offre à nous par une chaleur quasi tropicale ! Je la découvre en compagnie de Clotilde, amie de promo et en compagnie de Simon, notre hôte, que j'ai rencontré il y a un an lors du Trek du tour des Annapurnas au Népal. Lui c'est un québécois, alors forcément on a eu droit à quelques explications sur le français québécois, les us et coutumes de cette population attachante. Et pour rendre le récit un peu plus fun comme ils disent, j'm'en vais parler tantôt un peu comme eux. Bien sûr pour la compréhension de tous j'm'en vais mèttre la traduction d'c'que vous autres vous pourriez pô comprendre....

 

 

Et pour ceux qui voudraient se familiariser un peu avec l'accent et se payer une bonne barre de rire, version Têtes à Claques :
 
www.youtube.com/watch

 

 


Nous commencons par visiter le centre de ville de Montréal. Déjà je me sens un brin dépaysé lorsque nous arrivons dans le quartier des hauts buildings où l'on trouve les grandes banques, la chambre de commerce et tutti quantti, des belles bâtisses quoi ! Là-haut les drapeaux canadiens et québécois volent au vent à l'unisson. Il est très facile de s'orienter à Montréal car la ville respecte un plan quadrilatère implacable ! De plus les noms de rues figurent sur des panneaux qui font l'angle des feux de signalisation. Se ballader dans Montréal est une ballade quasi mathématique ! Les personnes dénuées de sens de l'orientation seraient ravies ici ! On peut ainsi se ballader sur la rue Sainte Catherine, très centrale, des kms durant ! Ah oui j'y pense, ici les noms de rues sont à l'effigie des Saints et Saintes, Saint-Hubert, Saint-Denis, bref you got it. Il est intéressant de savoir que l'Ile de Montréal est scindée en deux par le Boulevard Saint Laurent, encore appelée la Main. A l'Ouest de celle-ci on parle l'anglais, à l'Est français. Autour du Square Victoria, on trouve également de quelques églises remarquables avec une forte influence de l'architecture britannique du 19ème. Autour de la rue Sainte-Catherine, on trouve la plupart des musées de Montréal à renommée internationale, dont le musée d'Art Contemporain.
 
 
 
 
 
 
 
Place des armes, on se croirait à Windsor !

 
 
 
 
 
 
Vous avez vu comme moi la station de métro Made in Paris ! La capitale française s'exporte un peu partout ! En revanche on attendera pour déguster les produits du terroir : 60$/kg pour le fromage fermier, 7$ le camembert...je me contenterai du trio tous usages cheddar/parmesan/mozzarella et indéterminés....
 
 
 
 
 
 
Ah ça y'est je réalise vraiment que je suis en Amérique ! Mais où est passé le traditionnel JUMPER jaune ???
 
 
 
 
 
Une petite anecdote quand même : à Montréal plus qu'ailleurs au Québec la langue française est menacée par la rivale anglaise implaquablement embarquée dans le centre ville avec chaque immigrant. C'est pourquoi à Montréal les commercants ont l'obligation d'afficher un certain % de mots en français afin de préserver cette belle spécificité linguistique !
 

On décide de se ballader et voir la ville sous d'autres angles. Cela commence par l'arrivée en bus à Montréal; on file sur le Pont Jacques Cartier (rappelez-vous, celui qui a découvert cette belle terre en 1543 !) d'où l'on a une splendide vue sur l'Ile Sainte-Hélène et La Ronde. Il s'agit du parc d'attraction de la ville. A côté on trouve la biosphere qui abrite les habitats naturels de nombreuses espèces pour le bonheur des petits et grands. Devant nous s'offre le skyline de la ville et au premier plan, le port du Vieux Montréal. Ensuite direction le parc Mont-Royal, colline qui culmine au milieu de l'Ile. On grimpe parmi les joggeurs en pleine forêt. Enfin, le belle vue!  C’est tellement excitant de voire une ville s’étendre sous nos yeux, un peu comme si elle pouvait nous appartenir une fraction de seconde ! Sous nos yeux les toits des hauts buildings du centre, avec les jolis toits verts en cuivre de la prestigieuse Université Mac Gill, qui serait plus ancienne que la création du Québec nous dit-on. Du côté Est se dégage le stade olympique qui possède la tour inclinée la plus haute du monde.
 

 

 

 

Changement de quartier, changement de décor. On quitte les hauteurs pour aller flâer dans le quartier latin. L'ambiance est comme une peu bobo mais bien décontract', sous cette belle lumière du soir. En cette fin de semaine les trottoirs de l'Av Mont Royal sont pietonniers et investis des vêtements des inombrables friperies du quartier.  Dans celles-ci ce sont des personnes en réinsertion qui travaillent, c'est l'Etat qui versent les salaires : les friperies ont donc très peu de charges et peuvent commercialiser à moindre coût des vêtements qui leur ont été donné. Par exemple j'ai acheté un chandail (gilet), une manteau d'hiver et des tops pour 31 $, ce système est vraiment remarquable !
 
Rue Saint-Denis
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

Il faut quand même pas que j'oublie, on a profité de cette relâche pour découvrir la gastronomie traditionnelle quebecoise. Simon nous a dit, même si c’est juste pour nous niaiser un peu, qu’un quebecois ne pourrait vraiment nous apprécier que si on aimait la poutine. C'est ainsi qu'on s’en va souper (Attention casse-tête !!!  déj'ner=petit-déjeuner; diner=déjeuner ; souper = diner) de la poutine dans le fast food local. C'est dans l'fond des pommes frites avec par dessus du cheddar et de la sauce gravy (sorte de sauce marron au goût indescriptible). Après la poutine, on s’en va prendre un breuvage dans un bar du coin. Ici la bière est blonde (ne pas confondre avec la blonde=petite amie), blanche, rousse ou brune. Un passage éclair au pub du coin peut aussi devenir une étape de calcul intense. Le prix indiqué ne contient pas en général les taxes qu'il faut rajouter, puis il faut additionner les tips (les pourboires).

 

Enfin pour finir la lecture de ce premier post, je vous propose de découvrir une chanson bien fameuse ici. Il s'agit de Dégénaration, chanson popularisée par le groupe Mes Aïeux et devenue comme l'emblème de l'histoire de toutes les familles québécoises, musique !

 
 www.youtube.com/watch

 

 

De temps à autres, je me propose de vous faire part de mes découvertes et apprentissages en matières d'environnement. Il s'agira d'un rapport d'étonnement qui pourra avoir comme source mes enseignement, mes lectures ou mon vécu quotidien au Canada.

 

 

 

Pour le premier point "vert", je vous parlerai d'une surprise que j'ai pu avoir lorsque nous nous sommes rendus dans l'appart de Simon. Simon est quelqu'un de très cultivé et serait plutôt sensible aux problématiques environnementales... Pourtant je suis surprise de ne pas le voir éteindre ses lumières en sortant de l'appart'. Il nous dit qu'en fait pour lui c'est une habitude, et que ce n'est pas comme la coutume d'éteindre des lanternes. Cela s'explique... Au Canada, chacun paye ses factures d'eau et d'électricité selon le niveau de ses impôts fonciers. Une fois l'impôt payé, la consommation est illimitée. Il en va de même pour les entreprises et collectivités. Par exemple à mon étage dans ma résidence universitaire, les couloirs sont allumés sans arrêt ainsi que la salle de bains... Le fait que l'usage soit peu raisonné provient de la législation qui stagne en la matière en déplore mon enseigneant de Gestion de l'eau. C'est surement du aux importantes ressources en eau du pays qui contribuent à la grande force hydraulique du pays. Au Québec, 98% de l'Electricité à renouvelable (site du MRNF*) !!! D'où la croyance locale que de penser que les ressources sont illimitées, pourtant le ville de Québec se retrouvent en restriction 2 fois/an...
 
* Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune (MRNF) : www.mrnf.gouv.qc.ca/energie/statistiques/statistiques-production-electricite.jsp
 

 

 



Publié à 19:55, le 5/09/2011, Montréal
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